Société

L’épiderme de l’esclavage… L’épiderme de l’esclavage… Le mot “Liberté” est censé le meilleur concept pour les noirs de tous Continents de la surface terrestre. Chaque noir dans le monde garde en souvenir la mémoire d’un ou de plusieurs héros. Qu’il soit noir africaine ou afro-américain, à chacun ses héros. Demander à un noir haïtien sa plus grande référence historique en matière de liberté, il vous dira à coup sûr, 1804 avec les héros de l’indépendance.. Un burkinabé fera alors mention de l’année 1983 avec le leader de la révolution du Burkinafaso, Thomas SanKara. Un noir américain précisera l’année de 1963 avec Martin Lutherking Junior avec son fameux discours contre la ségrégation le 28 août 1963, d’où la phrase phare copiée dans certains discours politique de nos jours ” I have a Dream”. La pertinente interrogation aujourd’hui, est celle adressée aux peuples noirs du monde entier : avons nous réellement tous ce même rêve de liberté commune…? Ispagnola, perle des Antilles, la plus riche des colonies espagnoles a vu sa réputation consolidée, grâce aux dures travaux infligés aux esclaves par les colons, sous la supervision d’un autre noir ayant en main un fouet, une forme de liberté proposée à ce dernier par son maître blanc. Le lendemain de l’indépendance, Dessalines commandant en chef de l’armée indigène , homme de conviction au côté de Christophe et Capois, allait subir le sort lié à “l’épiderme noire” (…). Pour avoir initié le débat sur les États généraux, en voulant faire la répartition des terres, au pont rouge il est assassiné par ses pairs. En Afrique de l’Ouest , à l’aube de 1983, le Burkinafaso, ancienne colonie française avec toutes ses mines naturelles, le pays était livré à la merci de l’aide internationale. Il a fallu l’émergence le 4 août 1983 d’un leader progressiste avec un discours dénonçant l’ingérence des pays de l’Occident. Thomas SanKara en moins de 4 ans allait réécrire l’histoire des BurKinabais. Et 4 ans plus tard ,le leader de la libération du Burkinafaso est assassiné par un noir, un frère son meilleur compagnon de lutte , Blaise Compaore. Les noirs des États Unis retiendront le nom de Martin Lutherking Junior, mais ils ne gardent en mémoire le nom de Anthony Johnson. Cet angolais, vendu aux marchands d’esclaves arabes par une tribue ennemie, pour ensuite vendu à un marchand pour la Virginia Company. suivant les closes de son contrat de vente , il allait retrouver sa liberté après environ 5 ou 7 ans. Au terme de son contrat, il allait bénéficier de 100 hectares de terre, comme le voulait les lois en vigueur dans cet état des USA. En 1651, Antony Jhonson allait devenir le premier noir propriétaire d’esclaves aux Etats unis d’Amérique. En 1954, Casor, l’un des esclaves du fameux Anthony Johnny, ayant bouclé le délai de son contrat exige sa liberté et les avantages qui l’accompagne. Une demande refusée par Jhonson. Robert Parker , un blanc propriétaire d’esclaves a fustigé le comportement de son homologue noir propriétaire d’esclaves, et est venu en aide à Caso. Mécontent, Anthony Jhonson a traduit Parker en justice , il a eu gain de cause et Casor a subi le sort de l’esclavage à vie. Aujourd’hui encore l’humanité retiendra que nos frères noirs sont en majeur partie responsables du niveau pitoyable du sous-développement des pays du tier-monde (…). Lionel LOUIDOR/journaliste

février 12, 2019 0