Haïti/Société

“…La tête du bébé est restée coincée de 8 heures à 10 heures AM entre les jambes de sa mère qui n’arrivait plus à pousser. Et subitement un problème respiratoire causé par le liquide amniotique, et mon bébé est mort sous les regards complices de ces infirmières qui vraisemblablement oublient le serment d’Hippocrate, déplore le père du petit mort prématuré.”

Vendredi 23 août 2019((journalistelibre.com)).- Yvenie n’a jamais raté pas même un seul de ses rendez-vous à l’hôpital maternité de Carrefour. La jeune femme qui attendait impatiemment son bébé allait faire face au pire cauchemar de sa vie, à cause de ce système de santé dont la précarité remonte à des décennies, et qu’aucune autorité n’a jusqu’a date tenté d’améliorer.

“Ma femme avait de fortes douleurs . Les infirmières sur place ont indiqué n’avoir pas les matériels nécessaires pour réaliser l’accouchement. Sous l’ordonnance du médecin responsable, elles ont décidé de transférer le cas vers, soit le Centre hospitalier de Carrefour ou l’hôpital général. J’ai alors exigé l’accompagnement d’une ambulance, une requête rejetée par le personnel de service.” Déplore Jean Samuel Mathieu.

Les échanges avec les infirmières ont duré environ 10 heures d’horloge avant qu’elles décident de concéder l’accès à l’ambulance…! Dans l’intervalle, le père du défunt avait contacté le Centre Ambulancier national qui se plaint comme par habitude d’un problème de carburant.

Arrivé à l’hôpital universitaire de Port-au-Prince, même constat: pas de batterie même pour faire fonctionner le matériel servant à mesurer la température du bébé. Et finalement le petit innocent a rendu l’âme à 2h45 AM le dimanche 11 août au service néonatal de l’hôpital général de Port-au-Prince.

Lionel Louidor

louidorlionel@yahoo.fr

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