Libre Édito

En attendant, les sanctions morales…

Presque tous les coups sont permis, quand on se bat contre des menteurs, voleurs et criminels. C’est donc loin de se permettre le coup de la violence. Mais, personne ne peut contenir une foule en colère. Il faut donc que le procès Petrocaribe ait lieu ! C’est le cri de tout citoyen dont l’ardent désir est de rompre avec la corruption. Il faut un nouveau Pays où tout le monde est égal devant la loi. Il faut finir avec la logique la loi de l’argent et des accointances.

Pour ceux qui sont nés en 1984, Ils avaient vingt (20) ans en 2004. Ils sont de notre génération. À cette époque, le président Jean Bertrand Aristide imposait ses lois. Les « Chimè » Lavalas aussi. Ces derniers avaient souillé l’enceinte de la faculté des Sciences humaines et sociales, en brutalisant le recteur Jean Mary Paquiot, jusqu’à lui casser un pied. Des étudiants ont été également victimes de toutes formes de brutalité. C’était révoltant. Aujourd’hui, le régime « Tèt Kale » fait encore pire. De massacre d’êtres humains en massacre, de la mauvaise gouvernance, jusqu’au crime du siècle : la dilapidation de plus de quatre (4) milliards de dollars des fonds Petrocaribe.

Certaines personnalités indexées par la cour des comptes sont libres de tout faire. Ils arrivent même à insulter des gens qui demandent des comptes. Ils ont des journalistes et activistes politiques à leur service. Jovenel Moïse, quant à lui, se tait. Quoi de plus normal ? Quand on n’a rien à dire, on se tait. Pour une fois, il choisit la voie de la sagesse. Mais, en attendant le procès, nous devons continuer à combattre la corruption, à manifester, et commencer même à isoler ces hommes et femmes qui ont dilapidé ces fonds.

En 2004, au Cap-Haitien, dans le Nord d’Haïti, il y avait un groupe de policiers d’un corps qui se serait appelé BS. Ces hommes de main de Jean Bertrand Aristide terrorisaient la population Capoise. À cette époque, la Radio Maxima était contre ce qui se passait dans le Pays. On avait proposé des sanctions morales contre ces criminels à la solde de Jean Bertrand Aristide, des représentants du prêtre défroqué, dont le sénateur Nahoon Macellus. Ce dernier avait appelé les partisans de Lavalas à s’armer de machette pour défendre le mandat d’Aristide. Aujourd’hui, il est sénateur de la république et soutiendrait le régime « Tèt Kale ».

Les sanctions morales consistaient à ne pas rester dans le même espace que les policiers du corps BS. Même à l’église. S’ils étaient à bord d’une camionnette, tous les passagers devaient en descendre. Ça avait fonctionné à merveille. Ces policiers étaient isolés.

Aujourd’hui encore, on peut réécrire l’histoire de cette façon. On doit être sans pitié pour les corrompus. Le procès Petrocaribe vise à tracer un exemple, et à être le prétexte de repartir zéro. Commençons par les sanctionner moralement, en attendant les sanctions juridiques, s’il y en aura. Dans les institutions publiques, privées, dans la rue, évitons de rester dans les mêmes espaces qu’eux. S’il le faut, rappelons à leurs enfants à l’école, dans les universités, qui sont leurs parents. On doit combattre avec les armes les plus fortes, celles qui détruisent l’âme. Rendons les membres de leur famille inconfortables. Que même leurs descendants, de génération en génération, soient inconfortables dans ce nouveau Pays que nous nous battons aujourd’hui pour construire.

Fanel Delva

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *