Libre Édito

Par Fanel Delva

Nous vivons dans une République de coquins. Ce qui est dit en public n’est pas toujours la réalité. On se souvient bien de l’histoire du fameux projet Agritrans, dirigé par Jovenel Moise devenu président. C’était juste une stratégie de campagne, car moins de deux mois plus tard cette plantation de bananes n’était plus. On voulait faire croire que celui qu’on nous donne comme président était un rude travailleur. Et pourtant, les faits prouvent qu’il est impliqué dans le blanchiment d’argent, donc la quête de l’argent facile, et qu’il a échoué dans presque tout ce qu’il avait déjà entrepris.

Aujourd’hui, le projet phare est d’électrifier Haïti 24 heures par jour. Ça a commencé avec la distribution de kits énergétiques dans des zones reculées du Pays. Ce qui est à cent lieues de résoudre le problème d’énergie dans le Pays.

Depuis l’annonce du projet chimérique de 24 mois de l’inculpé, on constate un rationnement du courant électrique dans le Pays. Dans le quartier de Carrefour Feuilles, par exemple. Il y a moins d’un an on n’avait pas enregistré autant de plaintes. Il était très difficile de passer plus de quatre jours sans voir allumer une ampoule chez soi. Pourtant les mêmes installations sont là. Est-ce un problème de surpopulation ? Est-ce le non-paiement de bordereaux ? Ou est-ce une nouvelle stratégie de ces corrompus ?

La première tentative pour faire passer Moïse pour le libérateur n’a pas marché. Il faut tenter une deuxième fois. La stratégie est de mettre la population en situation de grand besoin. Et celui qui arrive à lui donner le peu sera considéré comme le “Papa Bon Kè”, sensible au cri de la population. On veut profiter de la culture du peu d’un peuple qui n’a rien. Il fallait envoyer le signal de ce tendre père au début des protestations contre le budget 2017/2018. Avec le projet d’électrifier le Pays, on va tenter le coup.

Attendez-vous que l’on dise que c’est l’inculpé qui aura tenu parole, quand l’ordre des choses reviendra. Il faut être prudent avec l’équipe au pouvoir. Ces gens sont prêts à tout pour asseoir leur capitale politique.

Fanel Delva

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