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Tous les coups sont permis. Le chef de l’État haïtien se le dit déjà mille et une fois. Chaque action le prouve tous les jours. Rien ne se fait ou se dit au hasard. Jovenel Moïse ne veut que finir son mandat. Rien ne le préoccupe autant. Pas même le sang de la population qui coule dans les manifestations. D’ailleurs, les manifestations sont réprimées, depuis l’installation de Rameau Normil comme directeur général a.i de la police Nationale d’Haïti. Et que dire d’un Pays sans budget depuis plus d’un an ? Une nouvelle année fiscale vient tout juste de commencer, mais toujours pas de budget.

En parlant de dialogue, Jovenel Moïse avait demandé que l’organisation Religions pour la paix joue le rôle de médiateur entre lui et l’opposition. Une farce pour prouver à la communauté internationale sa volonté de dialoguer. Pourtant, il avait déjà connu la position de l’aile dure de l’opposition : son départ sans condition. L’organisation de médiation, elle aussi, l’avait déjà su, mais avait joué la carte de l’élégance, en brûlant les étapes nécessaires. Bref !

Le chef de l’état n’a aucune volonté de dialoguer. Car, comment un chef d’État peut laisser ses proches injurier ses opposants avec qui il dit vouloir négocier ? À écouter l’activiste Rosemond Jean, et le porte-parole du PHTK, Rudy Hérivaux, on comprend qu’il sont des irritants utilisés. Les opposants veulent le départ de Jovenel Moïse. Voilà que le chef de l’État ne négocie pas son mandat. Alors, ce serait un dialogue de sourds.

L’opposition, quant à elle, ne fait pas confiance à Jovenel Moïse. Il arrive que le chef de l’État ait lui-même boycotté le dialogue qu’il avait demandé à Jean Henry Céant d’initier.  De plus, si même Rony Desroches, toujours à la charge, se tait par rapport à ce dialogue, cela prouve que personne ne croit en Jovenel Moïse.

Le dialogue est le prétexte pour faire diversion. Et Jovenel Moïse est train de poser ses pierres dans la construction de son avenir. Il révoque, nomme et installe ses pions un peu partout dans le Pays. Délégués départementaux, commissaires de gouvernement et autres responsables. C’est comme pour dire aux manifestants et les leaders de l’opposition que le chien aboie, la caravane passe.

Fanel Delva

 

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