Tout ce qui compte, c’est garder le pouvoir. Et  tous les moyens sont bons pour y parvenir : Massacres en série, destruction des institutions publiques, corrompre des opposants, dépenser l’argent du trésor public à des fins personnelles. Jovenel Moise ne veut pas avoir de barricades sur son chemin, encore moins de parlementaires qui peuvent contrôler ses actions. D’où son fantasme excessif de vouloir rendre caduc le parlement. Il veut être le seul maître à penser. Il veut se sentir comme un roi : Il décide de tout ; tout ce qu’il dit ne doit pas être contesté. D’ailleurs, il avait déjà manifesté ce désir depuis en Février 2017, aux cayes, avant le dernier « Peyi Lòk », avec le fameux : le président a parlé, Point barre !

Le président de la république veut avoir tout le contrôle de l’administration publique. Il ne veut imposer que ses lois, comme dans un royaume, où c’est le roi qui a le pouvoir de vie et de mort. À preuve, certains des opposants à Jovenel Moise sont poursuivis en justice. À tort ou à raison, la justice agit, quand il s’agit d’une affaire impliquant la président directement.  À ce stade, il ne manque que de voir Jovenel Moïse avec une couronne sur la tête, défiler un peu partout.

Jovenel Moïse étend ses ailes, après le dysfonctionnement du parlement, avec une opposition affaiblit. Il est comme le seul « Kòk Chante » du village. Qui peut bloquer Jovenel Moïse dans ses actions aujourd’hui ? personne ! Et c’est exactement de ça qu’il voulait. Car, pourquoi n’avait-il même pas essayé de lancer le processus électoral, afin de remplacer le ou les tiers du sénat de la république ?

Aujourd’hui, Jovenel Moïse doit  probablement diriger en prenant des décrets. Ce sera justement : Le président a décidé, point barre ! Qui pourra contester la décision du président ? Personne ! car, le peuple qui pouvait manifester sa colère, accepte déjà sa situation de misère. Qui aurait cru qu’on aurait vu des gens danser aux rythme des « DJ » pour la première journée pré-carnavalesques ? Pourtant, à Martissant, au cours du week-end écoulé, des gens meurent à causes des affrontements entre gangs armés, la misère est encore présente.

En tout cas, Jovenel Moïse suit encore son itinéraire, au détriment d’un peuple tenaillé par la faim, exposé aux violences d’État et de bandits, armés par des officiels et hommes d’affaires. Haïti est en mode « Sauve qui peut » et « qui vivra, verra ». seul Jovenel Moïse a le contrôle aujourd’hui, face à une opposition incompétente, vendue, et qui a peur de perdre leurs intérêts aux États-Unis d’Amérique.

Fanel Delva

Crédit Photo: Google

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *