Crédit Photo: Loop News

Jovenel Moïse fait preuve d’un grand cynisme. Rien ne compte pour lui que la fin de son mandat. Et pour cela, il est prêt à tout. Même à voir du sang couler tous les jours. La logique d’un mort de trop ne le traverse pas. Il est donc immunisé par cette envie excessive du pouvoir, même s’il ne dirige et ne contrôle absolument rien.

Les mouvements protestations s’enchainent. On vit dans un Pays fermé depuis plus de cinq semaines. Le président de la république et les forces de l’ordre ne sont pas en mesure de reprendre le contrôle du territoire. Et malgré tout, il ne démissionnera pas ! Ce serait irresponsable, croit-il, de démissionner et laisser le Pays aux mains de ses opposants. Cet extrait du discours tenu le 15 Octobre 2019, a été l’occasion pour lui de tirer à boulets rouges sur Réginald Boulos et Dimitri Vorbe. Jovenel Moïse les rend responsable du blocage auquel il dit face pour diriger. Réginald Boulos et Dimitri Vorbe, dénonce Jovenel Moïse, sont les gardiens du système. Pourtant, ce sont eux, notamment, qui lui ont aidé à être aujourd’hui à la magistrature suprême de l’État.

Face à la situation de misère, d’insécurité, de chômage, avec un taux d’inflation qui frise les 20%, plus de quatre étudiants de la faculté de droits et des sciences économiques entament une grève de la faim. Depuis quatre jours, ils élisent domicile dans les locaux de la FDSE. Ils veulent protester, à leur manière, contre la gestion du chef de l’État, et exiger son départ. À chacun sa forme de protestation, en tout cas.

Pour certains, c’est une erreur grave de la part de ces étudiants, face à un président qui minimise l’importance de la vie. Et Jovenel Moïse l’avait déjà prouvé. Par exemple, le Massacre à La Saline a eu lieu. Son ancien délégué départemental de l’Ouest, Joseph Pierre Richard Duplan y est impliqué. L’ancien directeur général du ministère de l’intérieur, Fédenel Monchéry, l’est aussi. Mais, ils étaient encore en poste, et courent encore les rues, malgré des rapports d’organisations de droits humains et de l’ONU confirment leur implication. Des dizaines de morts sont enregistrés depuis le depuis des protestations. Il reste accrocher à son poste.

Il est clair que Jovenel Moïse n’éprouve aucune sensibilité, face au sang de ses concitoyens qui coule à flots. Alors, comment entrer en grève de la faim, face à un président qui ne croit pas en la vie et au respect des droits humains ? Comment agir ainsi, face à un président ayant un fixation sur la fin d’un mandat ? Dans tout Pays où les dirigeants sont conscients de la volonté du peuple, quatre semaines de Pays « Lock » auraient suffi pour obtenir la démission d’un président incapable de reprendre le contrôle de la situation.

En clair, entamer une grève de la faim pour exiger le départ de Jovenel Moïse, c’est comme se pendre ou se donner une balle au cœur. C’est voir la triste réalité en face, et foncer tout droit vers l’abime. La vie ne compte pas pour Jovenel Moïse. Il ignore tout. Mais, ce dont il dit être certain, c’est qu’il ne partira pas, avant la fin de sont mandat. Alors, les étudiants en grève de la faim connaissent déjà la fin de l’histoire. mais, certains diraient que Jovenel Moïse est tellement menteur, qu’il est logique d’espérer une démission à tout moment.

Fanel Delva

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