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Le chanteur et parolier Roosevelt Saillant déplore que les artistes haïtiens ne puissent vivre de leurs œuvres. BIC presse ses frères musiciens d’assumer leurs responsabilités envers eux-mêmes. « Il faut mettre de la pression sur l’État, afin de savoir pourquoi le droit d’auteur n’est pas respecté en Haïti », propose l’auteur de « Aswiv ».

Très remonté contre le  mode de gestion des dirigeants haïtiens et du fonctionnement des artistes, BIC appelle à boycotter le carnaval l’année prochaine. Ce, pour avoir des réponses. Il annonce déjà qu’il ne sortira pas de meringue en 2020. BIC exige que le « Haitian Music Industry » , HMI, existe enfin.  « Le métier n’existe pas. Si un artiste a un accident pendant les trois jours gras, il devra utiliser le peu de ce qu’il avait pu épargner », s’indigne l’interprète de « Yon ti Kalkil ».

Roosevelt Saillant demande aux musiciens haïtiens de se voir différemment, afin d’avoir le respect qu’ils méritent tous.  BIC traine au moins 14 ans de carrière derrière lui et a déjà sorti plus quatre albums, dont le plus récent, « Bicsyonè », paru en 2019.

Fanel Delva

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